Mes grosses chouquettes au poulet braisé, je n’arrive pas à croire que j’étais passée à côté de cette merveille. Comment j’ai fait ? Et vous, hein ? Pourquoi vous ne me dites jamais rien ?
Heureusement nous voilà partis sur la route de la passion et du conseil sexo de qualité pour ce vendredi pré-Saint-Valentin.
Vous voulez savoir pourquoi on n’avait pas de nouvelle de Tata Jeanine ? Parce qu’elle a sombré dans la drogue.
Le thème ? Qu’est-ce que notre homme n’aime pas au lit.
J’espère que vous savourez ce genre de titre, nous sommes en 2015, et, oui, il n’existe toujours qu’un seul Homme qui hante les magazines féminins, à la recherche de tendresse (il faut le rassurer car les filles de maintenant sont si fortes) con comme un bidet (d’ailleurs malgré son poste de designer web payé 27% de plus que toi il te demande tout choupi de lui recoudre ses boutons, ahlala les filles que ferait-il sans nous), et visiblement dénué de pouces opposables (il ne sait toujours pas faire cuire une omelette).
Et malgré tout ça soyez sûr que l’article suivant aura pour but de vous aider, les filles, à voler un peu de ce code génétique irrésistible, et s’intitulera « Je veux un bb, comment le convaincre ? »
Yay ! Vive le zhôm !
PUTAIN DE MERDE.
1. Quand on crie vraiment trop fort
Manifester son plaisir, oui. Notre homme ne pourra qu’être flatté de savoir qu’on grimpe aux rideaux grâce à lui. Hurler comme un animal qu’on égorge… euh, bof. Les voisins n’ont pas nécessairement besoin d’être au courant qu’on fait des galipettes. D’autant plus, qu’à force, notre homme se demandera si on ne simule pas…
Si ton Hôm se tourne vers la nécrophilie, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même, toute cette interaction, enfin, c’est fatigant.
2. Quand on veut absolument discuter après l’amour
Ou faire des bisous, refaire le monde… bref. Après l’acte, notre homme a plutôt envie de nous tourner le dos et de roupiller. Il ne faut pas le prendre mal, cela n’a rien à voir avec nous. C’est physiologique… il veut dormir !
Sauf si pas. Mais s’il veut parler c’est que c’est pas un vrai zHôm ! Quand à l’idée d’embrasser la personne avec laquelle tu viens de niquer, quelle idée farfelue ! (En même temps, on sous-estime la crise de la presse papier. Si ça se trouve la personne qui a écrit ça s’est vu commander en même temps L’anulingus, Top ou Flop ? et Je me suis fait passer pour une professionnelle du sexe, du coup Bouchon s’est dit que c’était plus cher avec pelles de fin de match.) Sinon quand on aura fini de décider pour les autres ce qu’est une sexualité « normale » * on pourra aussi se dire que si t’as envie d’embrasser quelqu’un et qu’il te jette des cure-dents ça peut faire un bon sujet de conversation sur qu’est-ce que vous foutez là tous les deux -ou plus- et est-ce que vous voulez bien la même chose.
3. Quand on fait trop de mise en scène
Trop de maquillage, trop de talons, trop de lingerie, trop de musique d’ambiance, de bougies, d’accessoires… trop trop trop. Notre homme a envie de faire l’amour pas d’aller voir un film érotique des années 80. Et surtout, il veut laisser un peu de place à l’imprévu…
J’ai parcouru la presse masculine (soumises aux même clichés à la con, hein, nécessairement), et j’ai sondé aux alentours : le zHôm peut avoir très envie de te lutiner les parties charnues même si tu as les jambes qui piquent et une culotte Petit Bateau. Mais il semblerait qu’il soit difficile de porter trop de talons ou trop de lingerie. Parce que le zHôm est comme tout le monde sensible à l’enthousiasme. Quelqu’un qui lui envoie tous les signaux que c’est zizi-time, il va trouver ça cool (sauf si tu es de sa famille, ou son ex qui le menace avec un scalpel).
Enfin, je suppose que mon échantillon n’est pas représentatif de tous les zHôms. Et que la Sainte Bretelle me garde de faire des généralités à la con sur les sexes, hihihihi.
4. Quand on est immobile
Faire l’amour avec une planche à pain ? Ce n’est pas vraiment ce qu’apprécie notre homme. Même s’il ne pas envie de se lancer dans une chorégraphie élaborée, il aimerait tout de même qu’on participe. La position du missionnaire c’est chouette… mais pas à chaque fois.
Tout le monde a bien suivi ? Il faut te tortiller comme une tentacule d’Ursula, mais en silence.
5. Quand on joue la condescendance en cas de panne
« T’en fais pas. Ça peut arriver à tout le monde. » Phrase à éviter d’urgence. Dans ce genre de situation, notre homme s’en fiche royalement que ça arrive à d’autres. Parce que là, maintenant, c’est à lui que ça arrive ! Et ça ne lui fait pas plaisir du tout ! Mieux vaut faire une pause dans les ébats, sans faire trop de commentaires, et reprendre un peu plus tard.
OUH la CONDESCENDANCE de cette phrase ! Je ne pense pas que la violence conjugale soit tolérable, sauf évidemment dans le cas où une connasse tente de te consoler (et elle aussi) avec un « T’en fais pas. Ça peut arriver à tout le monde », rendez-vous compte.
Mieux vaut faire une pause dans les ébats, sans faire trop de commentaires => Détournez-vous de zHôm en silence, voire quittez la pièce sans rien dire. Voilà qui est dénué de toute condescendance et va immédiatement détendre l’atmosphère.
6. Quand on interrompt l’acte en plein milieu
Envie de faire pipi ? D’éteindre la lumière ? Besoin d’un raccord maquillage ? Le téléphone sonne ? Notre homme n’est pas fan du petit break durant l’acte. Ce n’est pas du tout son truc. Et quelque part, il n’a pas tort. Pour une partie de jambes en l’air réussie, mieux vaut oublier tout le reste et rester dans la bulle…
Vous savez ce qui est dur parfois dans la vie du blogueur à blabla (oui il y a une catégorie. Le blogueur qui sait dessiner et a du succès ; le blogueur qui sait parler techno et a du succès ; le blogueur qui cuisine et a du succès, le blogueur qui fait des mini-collections de « Tees » avec Ladurée et a du succès ; et le ou la qui a flairé le bon filon du post trop long avec plein de lettres et n’en vivra jamais) ? C’est que des fois, il est inutile de commenter. Besoin d’un raccord maquillage ?
Je le copie-colle encore une fois : Besoin d’un raccord maquillage ?
7. Quand on est trop dominatrice
A moins que la domination soit son truc (et dans ce cas, on est au courant), notre homme n’a pas du tout envie qu’on qu’on lui vole sa place. Etre active et prendre des initiatives, oui. Etre virile… ben non.
AAAAAH. AAAAAAH. Tout comme à chaque fois qu’on me parle d »être féminine », j’imagine une meuf qui se baladerait avec ses tampax usagés en boucles d’oreille, quand on me parle d’« être virile » j’ai tendance à voir une meuf avec un gode ceinture en peau d’écart salarial, qui tapoterait le cul de son partenaire en lui disant « dites, mon ptit Jonathan, arrêtez de réfléchir et allez plutôt me faire un expresso ».
Revenez me dire que les stéréotypes de genre ne sont pas un sujet de réflexion.
8. Quand on lui demande, durant l’acte : « Et si on faisait un enfant ? »
Notre homme aurait aimé pouvoir y réfléchir un peu avant de physiquement concevoir un enfant. Histoire d’être sûr, quoi. Ça lui aurait mis un peu moins la pression. Parce que devoir se décider en quelques secondes, c’est pas franchement facile… hein ?
Là-dessus j’aimerais préciser que je suis tout à faire d’accord avec le « HEIN ? » (même si je le lis probablement avec une intonation fort différente que celle imaginée par la journaliste).
9. Quand on éteint la lumière
Bien évidemment que lumière éteinte, notre homme ne verra pas notre culotte de cheval naissante, nos jambes mal épilées et notre culotte Bridget Jones. Mais il ne verra pas non plus notre magnifique poitrine, notre chevelure de rêve… ainsi que son corps entremêlé au notre. Et ça, il adore. Alors pourquoi le priver de ce spectacle ?
Parce que tu fais ce que tu veux, cocotte. Et que d’un jour à l’autre, tu peux avoir envie de niquer tranquillement planquée sous la couette ou d’allumer tous les halogènes de la pièce et de chevaucher Fulgence-Amédée avec « Cotton Eyed joe » en bruit de fond en hurlant « fais-moi le hors-bord, mon Fufu des Tropiques ! «
10. Quand on parle d’autre chose
Non. Lui demander s’il a pensé à mettre le réveil pour demain alors qu’il est au bord de l’orgasme, ce n’est pas une bonne idée. Tout comme celle de lui dire : « Tiens au fait, ta mère a appelé » alors qu’il nous caresse amoureusement la poitrine. C’est un peu hors propos. Quand notre homme fait l’amour, il pense… à faire l’amour.
Et si toi tu n’as pas envie, la question est : pourquoi t’es pas en train de faire un Scrabble, à la place ? Hein ? Ou n’importe quoi que tu voudrais vraiment faire ? Parce que rien ne t’oblige à niquer, avec qui que ce soit. Oh tiens, attends un peu que zHôm soit au bord de l’orgasme pour lui dire « coucou, tu sais que tu es en train de me forcer à avoir un rapport sexuel ? » ça, ça va mettre de l’ambiance.
(Aussi, si le sexe te fait chier en général, sache qu’il existe des gens qui se définissent comme asexuels et que c’est un choix de vie tout aussi respectable que les autres ; sache aussi que c’est pas en restant immobile et muette à faire mentalement la liste des courses pendant, que ça va s’améliorer.)
A très bientôt pour une grande bouffée de tendresse et d’érotisme avec l’article spécial « Quelle positions avec une femme endormie », où nous parlerons en toute détente de prendre du plaisir avec le viol conjugal !
OUI JE SUIS CHONCHON.
Les gens qui te font miroiter ce genre de vie de couple sont les mêmes qui s’étonnent ensuite que tu sois célibataire. Pourtant ils vendent ça tellement bien !
Tiens par contre pour une fois les commentaires d’un article de presse (ça compte comme de la presser Biba ?) m’ont redonné un peu de foi en l’humanité. Et ça, c’est pas tous les jours.
En tant que zHom (oui, je suis vilain, je me repens votre impératrice Galactique), je me demande si cet superbe article de la « presse » féminine n’est pas le fruit de femmes qui n’ont pas fait le hors-bord ouzbèque depuis des années? Ou alors ne prennent-elles pas les Fâââmes pour des connes?
Pour moi, peu importe, je ne fais jamais le sombrero ougandais avec une faâme.
Ben moi je lis biba et je me fends bien la gueule. Parce que c’est rempli de poncifs zéculés.
mon ex (ah bah oui on les garde pas toujours) aimait: le bruit, le mouvement, parler avant apres et pendant, les mises en scènes, la lingerie et les talons, les pauses, et on se partageait gaiement le côté dominant même si je trouve le terme mal adapté.
Verdict: c’était peut être pas un zhôm.
non?
La description de « etre virile » me fais terriblement envie
Tanneuse de peau d’écart salarial, ma prochaine carrière !
Je ne suis pas l’ex de trois (enfin je pense pas…) mais moi aussi, j’aime :
le bruit, le mouvement, parler avant apres et pendant, les mises en scènes, la lingerie et les talons, les pauses, et [on se partageait]gaiement le côté dominant même si je trouve le terme mal adapté.
Verdict: je suis peut être pas un zhôm alors, on m’aurait mentiiiiiii à l’insu de mon plein gré ?
Sans visage: demain c’est la fête commerciale-des-gens-en-couple-qui-s’ennuient. Tu veux être mon binôme de paçíon sessouelle romantchique? Tu m’offriras des roses et on ira diner au semi gastro avant de forniquer virilement!
C’est quand même drôle que ce soit la presse féminine qui milite aussi activement contre le féminisme.
Mais sérieusement ils le savent, les mecs, qu’ils ont un cahier des charges de ce qu’ils sont supposés aimer ou pas?
Et sinon je boude toujours pour manau
La vie sexuelle de cette nana doit être vraiment très stressante.
Devant cet exposé scientifique de qualité, je me demande à quoi peut ressembler l’article inverse : qu’est ce que la fille n’aime pas au lit :
La fille est une princesse, elle n’aime pas le sexe sauf si on lui dit d’aimer. Point. Tu veux contenter ta meuf au lit ? Installe une rediffusion de Melrose Place au plafond et un carnet pour la liste de courses sur la table de nuit.
Ah ! Et prévois un miroir, pour les retouches maquillage. Ce serait con de voir son vrai visage en plein dans l’acte.
Non mais ça me fait peur, le « quelles positions avec une femme endormie? » Je suis sûre que ça existe quelque part…
J’adore la contradiction d’un article à l’autre… « faites ce truc, parce que l’homme aime, mais ne le faites pas, parce que l’homme n’aime plus. Votre avis ? Allons, vous en aviez un ? »
Par exemple « Quand on fait trop de mise en scène »:
Kwa ?!? Mais c’est pourtant bien la presse féminine qui nous impose d’en faire des tonnes niveau lingerie, accessoires, érotisation de l’ambiance et j’en passe, non ? J’vais en faire quoi moi de mon pack spécial « nuit charnelle hou-là-là » avec bougies au poivre, cd de musique sirupeuse, stickers coquins « It’s cul time » et porte-jarretelle parfumé gingembre ?!
Je renchéris à fond avec Krazy Kitty…
@trois :
désolé, je suis allergique au 14/02…
Bon après, si ya moyen de moyenner avec :
le bruit, le mouvement, parler avant apres et pendant, les mises en scènes, la lingerie et les talons, les pauses, et [partager]gaiement le côté dominant même si je trouve le terme mal adapté…..
ça fait longtemps que j’avais pas rigolé autant un matin de fête-dont-il-faut-taire-le-nom.
Bah c’est malin !
Alors que je chevauchais (virilement) mon Valentin, j’ai entendu « cotton eyed Joe » résonner dans ma tête. Merci.
huhuhuh.
A vot’ service.
Moi je ne lis que maintenant (avec bien du retard) mais j’ai beaucoup rigolé. Beaucoup (trop). Dans mon open space. Heureusement, il y a quelques vacanciers, ça s’est moins vu (enfin entendu en l’occurrence, même si on peut me voir m’essuyer les ptites larmes des yeux).
Par contre, je ne suis pas sûre que le terme journaliste soit approprié… mais l’est-il bien souvent ?