Je me suis demandée ce qu’il aurait dit si j’avais répondu sérieusement aux questions, et pas placé le curseur ? l’opposé de la vraie réponse. (Eh dis donc, je veux bien être polie mais moi j’ai pas signé pour une thérapie de groupe ? la mords-moi-le-zob avec Roger en chef d’orchestre).
J’ai dit que pour moi, se justifier a posteriori avec des arguments logiques ce n’était pas de la mauvaise foi (mais qu’est-ce que tu veux dire ? De toute façon ? la seconde où on te dit que tu es de mauvaise foi, ? part répondre que c’est vrai, que c’est mal et que tu mérite d’être puni, tu peux pas t’en sortir, sinon les gens vont se regarder d’un air entendu et dire « ahah, et l? tu es encore de mauvaise foi ! « ), mais passons, et que de toute façon pour moi une fois que les problèmes étaient identifiés le but c’était un peu de faire avancer le schmilblick, quoi, parce qu’on était l? pour bosser.
« ahAH ! » s’est exclamé le coach, d’un air ravi. Aussi sec, il nous a dessiné un carrefour, et nous a expliqué que si t’étais en scooter et que t’avais un poids lourd qui te grillait la priorité, ben c’était toi qui étais en tort.
Moi j’ai pas mon permis, mais j’ai bien senti qu’il était encore en train de dire des conneries.
Collègue râleur a dit que c’était n’importe quoi, que si c’était le poids lourd qui était en tort, et que le gars au scooter en face était mort, certes ça lui faisait une belle jambe, mais qu’en tout cas c’était quand même une faute de la part du camion quoi.
Bon.
Roger était pas d’accord. Il a dit « L’avenir n’appartient ? personne ».
Petite pause « j’aime l’absurde ».
Il a dit aussi : « Je préfère vivre dans mon tort que de mourir dans mon droit », et ensuite il a ajouté « Il n’y a pas d’avenir quand on est mort ».
Petite pause « j’aime la pouésie ».
Collègue Râleur lui a dit que, sans vouloir être méchant, c’était l’exemple le plus mal choisi qu’il avait jamais entendu, et Roger a répliqué : « Cet exemple vous renvoie ? une expérience personnelle peut-être ? un traumatisme ? « .
Un peu comme la mauvaise foi, l? c’était le point-Roger de la conversation : si tu le prends comme ça, même si Collègue-Râleur répond « non mais c’est quoi vos conneries, je conteste le choix de votre exemple et l’analyse que vous en faites, et votre seule réponse, c’est que je ne suis pas objectif parce que ça me renvoie ? un traumatisme ? « , Roger ré-attaque avec l’il plissé de compréhension compatissante genre « Non mais je comprends bien que vous ne puissiez pas en parler de manière calme, puisque ça vous renvoie ? quelque chose de très très personnel« .
Collègue Râleur a dit : pfffft. On a applaudit mentalement.
C’était comme si un nouveau était arrivé dans la cour de récré, un nouveau super relou qu’on ne pourrait pas taper et qu’on serait obligé d’écouter.
Avec une chemise ? carreaux.
Pour alléger un peu l’ambiance, Roger s’est lancé dans une anecdote, qui est depuis soigneusement conservée et transmise aux nouveaux, et connue ici comme » La grande Aventure du Coach ? Barbès. «
En fait, même si tu arrives ? rendre ça drôle a posteriori, on a envie de lui faire rentrer des barres ? mines dans les narines, au type, l? .
Ou alors c’est moi qui suis insensible ? la poésie, va savoir.
prem’ssssssssssssssssssss
une bonne chose,les sceances de coaching(!!)sont terminées!!respire…
On veut l’anecdote, on veut l’anecdote, on veut l’anecdote !!!
Ou alors, otez moi d’un doute Impératrice, vous zallez nous faire savourer la chose genre "Pétronille et le coach dixhuitième partie 42" ?
Naaan, lundi prochain : L’Anecdote Incroyable du Coadh ? Barbèèèès.
Ya vraiment des mecs qui mériteraient de se manger pour de vrai un camion x(
Faut faire des études pour avoir l’air aussi con ou c’est profondément ancré dans la personnalité des bonhommes payés pour ça?…
Et donc, quand t’es en scooter
TUYURS griller la priorite, TUYURS
Comme ca si tu meurs, AU MOINS on pourra pas te repprocher d’etre dans ton droit comme un faible en caca.
Mais ça fait peur ! ça fait peur ! Déj? les coach j’aime pô… ça dit des trucs que ça veut rien dire et on a même pas le droit de rigoler. Mais ce qui fait le plusseuh peur l? -dedans c’est Roger, parce que sûr avec un nom comme ça il est camionneur… Et l? on comprend tout (et on ne roule plus ZAMAIS en scooter) !
Je pensais qu’après avoir passé UNE HEURE ? expliquer ? un type super plus qualifié (et surtout expérimenté) que moi des choses de bases que j’avais déj? super détaillées dans un email et que je ne suis toujours pas sûre qu’il ait tout capté, je n’allais plus être capable de rire de la journée.
J’avais tort.
Mais franchement je sais pas qui c’est qu’a dit qu’on avait pas le droit de le taper, le nouveau.
LÉGITIME DÉFENSE VOTRE HONNEUR ! S’il continuait ? parler je mourrais par atrophie du cerveau, j’étais obligée de le faire taire. ("He had it coming, he had it coming, he had it coming all the way… if you had been there, if you had seen it, I bet you too would have done the same" — "Chicago" me donne bien du réconfort dans ces situations.)
bon ben on a qu’? dire qu’on est lundi puisque de toute façon c’est une journée un pourrie. balance la suite, petite
Au mon dieu !
Je crois que je lui aurais casser la figure ? Roger.
De toute façon le problème-vient-toujours-des-autres-et-pas-de-toi-vu-que-tu-es-dieu-es-que-tu-maitrise-la-psychologie…
C’est parceque ton chien est mort que tu aime la beurre c’est ça hein ?
Va murrir dans l’antredudiablesatanas !