Déj? , tout le cadre nous a semblé fort coquet. Un peu vieillot, mais très classe comme une belle cuisine des 60′s (on avait un peu l’impression d’être assises dans Catherine Deneuve).
A notre étage (haut, l’étage), il n’y avait que des gens en vrais habits et des vieux pas très riches.
J’allais se mettre ? chanter l’internationale mais comme KK m’avait fait promettre de bien me conduire, je n’ai rien chanté du tout.
On a tenté vaguement de se souvenir de l’histoire d’Esmeralda, parce que quand les gens chantent lyrique, je ne comprends rien -on espérait qu’il y aurait des sous-titres. Moi je me souvenais surtout du Disney (Notre Dame de Paris, c’est un peu comme Eugénie Grandet ou Madame Bovary, je l’ai lu pour le plaisir ? 8 ans et après j’ai refusé d’y retoucher au collège, EH, rebellion quoi. Du coup, aucune idée de ce qui allait se passer.
Le suspense était ? son comble, quand les lumières se sont éteintes.
Premier tableau/ scène/ acte ? Si vous savez n’hésitez pas : le rideau s’ouvre sur un bien beau décor en carton pâte. Une cour vaguement médiévale voit débouler toute une série de faux mendiants.
Sûre de mon fait, je me penche vers KK et j’affirme : « c’est la Cour des Miracles ».
Forcément, comme j’ai toujours raison, elle acquiesce.
Une femme en fichu pourpre avec plus de clochettes que les autres recueille le butin des faux aveugles, des faux invalides, des faux bébés.
« Et voil? Carmen ».
KK opine derechef et du bonnet.
C’est mal parti.
Il s’avère très rapidement que ces gens n’ont aucunement aucune intention de chanter, ou ? la rigueur de parler, mais se proposent de nous communiquer toute une palette d’émotions subtiles en s’agitant comme des tyroliens bourrés.
Une fille qui a l’air encore plus importante que celle avec le fichu et les grelot vient danser « sensuellement » (tyrolien bourré « sensuellement »). C’est Esmeralda, Carmen n’est pas Carmen et n’a rien ? faire ici, le doute s’installe.
L? -dessus débarque un poète qui tient ? la main le Petit Livre Rouge et fait le signe d’écrire en l’air.
La palette d’émotion des danseurs s’élargit d’une incrédulité très finement jouée (les autres lui tapent dessus et lui volent son livre, puis font le signe de le pendre).
Carmen, qui sest lassée de faire des petits pas tyroliens, bourrés et sensuels, vient le sauver, et il devient direct son BFF.
Pendant ce temps, très discrètement, une longue silhouette encapuchonnée se faufile sur la scène (= débarque au milieu des danseurs qui veulent pendre tout le monde en faisant des petits pas). Je me retiens de ne pas faire comme ? Guignol et de hurler : « Il est l? ! Il est l? ? ? ? ! » mais enfin le gars est discret comme un tigre affamé dans un jardin d’enfants, pourquoi font-ils mine de ne pas le voir ?
Finalement la garde arrive, avec de beaux chapios ? plume, et le capitaine de la garde tombe amoureux de la fille qui fait des petits pas sensuels et tyroliens et bourrés (Esmeralda, quoi).
Pour bien lui faire montrer qu’il l’aime d’amour avec sa sensualité tyrolienne, il fait lui aussi des petits pas, puis sauteuh-saute dans son beau collant moulant, et enfin lui offre son écharpe (super le cadeau, s’ils sont tous ? moitié ? poil c’est que c’est l’été et je vois pas trop intérêt de lui filer un cache-nez, mais la belle se répand en petits pas petits pas, j’en déduis donc qu’elle est contente).
Puis tout le monde s’en va, et la silhouette sombre dans sa robe de bure, aussi.
D’un pas lent et distingué qui laisse deviner un fessier extrêmement bien galbé et amical, ce qui me semble peu compatible avec le concept de méchanceté.
Esmeralda rentre chez elle.
Le petit pas, ça doit bien rapporter, parce qu’elle possède apparemment une maison normande/ tyrolienne fort grande et bien achalandée.
Toute ? son amour, elle décide de poser des cubes de Scrabble géant sur le manteau de la cheminée pour former le nom : P-H-O-E-B-U-S.
Je me suis penchée vers KK pour lui demander si elle aussi, elle commençait ? avoir peur que Laurent Romejko vienne faire le petit pas langoureux et tyrolien, mais ? ce stade KK était roulée en boule sur son siège en train de se marrer comme une baleine en essayant de pas se faire griller (ai-je mentionné qu’elle était très polie ?) .
Quand j’ai demandé si ça allait, elle a fait non de la tête en pleurant, a balayé la scène un bras non pas tyrolien, mais gracieux, et a lâché un « MAIS QUOI LE BAISE ! «
On en était ? peine au début de la deuxième scène.
Ça allait pas être simple.
Preum’s!!!
Je m’en vais lire maintenant.
Deuuuuz
ça me donne envie d’aller ? l’Opéra, ça a l’air trop drôle!!
Troi’ZZZZZZZZZZZZ
Nom d’une brouette!
Je suis justement en train de lire Notre Dame de Paris (rien que pour le plaisir d’avoir un gros livre intelligent dans les mains).
Et bien sachez que ? plusieurs reprises Monsieur Hugo fait des allusions osées ? propos de Gringoire (le loustique qui écrit du poème en l’air) et Jali (la petite chèvre d’Esmeralda qui n’a pas l’air de participer au ballet mais que l’on peut apercevoir chez Disney!).
Quelle folie sacre bleu!
Ps: ah et aussi j’ai découvert une nouvelle expression moultcool en regardant Liberté (un film sur les gitans pendant la guerre): "Notre cheval est sauvé, grand dieu je mange ta merde!"
Le birnu et la bonne journée
J’ai adoré le coup de Laurent Romejko !!! Moult rigolitude pour démarrer cette journée, merci !
Curaire> Ça me rappelle la version de Gotlib, qui se termine comme le roman sauf qu’on retrouve en fait les ossements d’un homme bossu et d’une chèvre…
Quant ? votre réplique, elle me rappelle cette belle phrase de "Mon oncle Benjamin" avec Jacques Brel :
Buvons un coup nom de dieu larirette
Buvons un coup et buvons tant et plus
Buvons un coup nom de dieu larirette
Buvons un coup nous pisserons dru
Donc en fait c’est une version Disney de Guignol avec des gitans-autrichiens et qui se passe en Normandie ? Ou j’ai rien compris ?
Je suis en retard sur le lexique de notre glorieuse impératrice encore (déj? que j’ai mis 2 semaines ? oser demander pour le birnu)
Mais qu’est ce donc que "quoi le baise" ? D’ou ça vienjes ?
Moi moi moi je réponds!!!!
Brice, le traducteur de l’extrême, est très amis avec google translate… "Mais quoi le baise", c’est sa version de "But WTF?"
Toujours pour Cathy… cf. LEGION
Arf je vois :p
Merci Eva
Et y’avait même pas de sous titres ? C’est violent l’opéra.
Et vous aviez donné des sous pour y aller ?
un opéra chanté et dansé en même temps, c’est une comédie musicale, ou me trompe-je ?
Sinon, j’ai un peu de mal ? visualiser être assis ? l’intérieur DE Catherine Deneuve…
Chez, ? la limite, mais DEDANS ? beurkeuh-beurk!
Je suis morte de rire. Tu devrais mettre un avertissement en début de post, rapport aux asthmatiques et aux gens qui ont les abdos douloureux.
Achso : Si j’ai bien suivi, mais j’en doute, ils ne chantaient même pas ! C’était un ballet avec que des gestes (pitètre en sourd-muet en fait)
Haaaaan! un ballet de danse classique en fait ?! D’où les peutits pas et les peutits collants
Ils ont quand même mérité qu’on leur chante Le Front des Révolutionnaires.
Curaire > Je voudrais pas dévoiler tout le suspense que l’Impératrice nous ménage, mais l’histoire n’est pas tout ? fait exactement comme dans le roman. Et la chèvre a participé au ballet.
Je me demande combien de temps on aurait survécu sans le petit fessier ferme sous robe de bure de Frodon, non, Frelon, atta, voil? , Frollo. Ce qui indique bien les profondeurs atteintes.
Chère Curaire : et ça veut dire quoi, cette ravissante expression ?
Uhuhuh ? l’Impératrice, aussi.
ça a l’air rigoulo vot’ truc … ça donnerait presque envie d’y aller !
Le ballet est un exercice difficile pour la spectatrice : tenter de regarder ailleurs que la coque-protège-zigounette ….
Tropiques : Quitte ? regarder des coques, je préfère le rugby : on les voit moins sous le short mais le spectacle est plus réjouissant.
Ben: quelle charmante chanson que je ne connaissais pas encore! Merci
Krazy Kitty: Diable! La chèvre était elle jouée par deux zigottos dans un costume de chèvre? Un pour les pattes avant et un autre pour l’arrière?!!!
Caroline: Il me semble que c’était un cri de joie. Loué soit le seigneur en quelques sortes….en plus folklorique. Ihi
Curaire : Diantre non. Une vraie chèvre. Me risquerais-je ? avancer qu’il faut vraiment avoir pondu une mise en scène pourrave pour penser qu’elle puisse être améliorée par l’apparition (brève mais néanmoins consternante) d’une VRAIE CHEVRE VIVANTE sur scène ?