Oui, le titre nul c’est fait exprès. Je peux pas vous laisser un vendredi avec un rébus pourri qui dit « j’ai mal au fion » et vous récupérer le lundi avec le best of de la poésie classique Bulgare.
Bref.
J’espère que je vous l’avais pas déj? montré, mais la V2 de l’article sur IKEA a aussi été refusée (en fait le papier était annulé mais on avait oublié de me prévenir, wéééé ! ).
Mais moi je suis trop généreuse, alors, ami, fan, Galaxie, je te le donne.
(Nan, me remercie pas, c’était ça ou ma blague Carambar fétiche. )
Je suis allée dans un magasin de décoration suédois le week-end dernier.
Javais besoin détagères et dun porte-savon.
Je pensais que les Suédois étaient des gens blonds et gentils. Après tout, le pays du Père Noël ne peut pas être mauvais, si ? (Ou alors je confonds avec la Norvège ?)
Eh bien cétait une erreur. Je sais maintenant que les Suédois sont des êtres démoniaques et que la déco, cest le Mal.
Explications.
Dabord, lhomme ne voulait pas venir. Enfin il voulait bien venir jusquau magasin avec moi, mais pas dans les rayons. Il voulait rester dans la mer de boules en plastiques, avec les enfants, soi-disant que cest plus drôle et que de toute façon quand on parle déco on se dispute tout le temps.
Ce qui est totalement faux, et je le lui ai dit. Du coup, on sest disputé. Mais pas longtemps, parce que le responsable de la Mer de Plastique est intervenu et ? dit ? lhomme que cétait interdit aux plus de huit ans.
Lhomme a bien voulu me suivre dans les rayons, mais il marchait dix mètres derrière moi en bougonnant que cétait pas juste. Les employés en jaunes nous observaient en se marrant. Il paraît quils font des concours entre rayons pour voir quel département génèrera le plus de disputes.
Je nai pas craqué.
À la place, jai demandé ? lhomme de maider ? composer la bibliothèque. Une sorte de ruse subtile pour le replacer dans son rôle de mâle alpha. Très sérieux, il sest emparé dun plan millimétré et a commencé ? calculer combien de tablettes et déchelles il nous fallait, en quelle largeur, et blablabla. Il avait lair très sûr de lui, ce qui ma un peu étonnée vu quil avait oublié les mesures du salon ? la maison.
Un employé en jaune est venu demander si on avait besoin daide. Comme cest un showroom où il faut hurler ? la mort pendant un quart dheure pour trouver qui que ce soit ? qui demander le moindre renseignement, je vous laisse imaginer ? quel point lhomme donnait limpression de savoir ce quil faisait. Jai dit au bonhomme que non, mais quil tombait bien parce que javais une question : est-ce quil faut les fixer au mur, ces étagères ? Il a répondu « Non », et il est parti. Lhomme a laissé le plan en plan pour me lancer que si je voulais épouser le jeune homme en jaune pour avoir toutes les étagères de la terre, libre ? moi.
Jai réalisé que je venais de le rabaisser au rang de mâle bêta (moins classe). Jai rattrapé le coup en disant que personne navait jamais choisi mes étagères comme lui. Il a eu lair rassuré et a dit « bon, je reprends le plan ? zéro ».
Je nai pas craqué.
Quand lhomme a eu fini ses calculs, on a pu descendre au libre-service. Lui est parti directement aux étagères, moi jai fait un très rapide détour dune heure et demie par la vaisselle et les rideaux.
Lhomme ma appelée pour dire quil était aux caisses en train de faire la queue avec mille sept cents autres personnes, et que ce serait bien que jarrive. Cest donc entièrement sa faute si jai oublié dacheter le porte-savon : je ne peux pas être efficace sous la pression.
Lhomme mattendait avec deux petites planches en pin dans les mains. Il sétait battu avec plusieurs autres clients pour récupérer les deux dernières étagères. Les autres étaient en commandes, et ne seraient pas l? avant 15 jours (je pense quelles viennent ? pied de Suède). Lhomme navait pas lair ravi ? lidée de revenir.
Moi non plus, mais je nai pas craqué (en plus, javais trouvé des bols noirs trop chics).
Il fallait retirer les échelles et les placards après la caisse, et lhomme est parti mettre les deux planches (et mon sac avec six bols noirs, douze verres, des nouveaux rideaux, une bouilloire rouge et des planches ? découper très sixties, lhomme a dit « inutiles », mais non, cest sixties) dans la voiture.
Moi, je me suis retrouvée avec un ticket sur lequel le caissier avait entouré les nombres « 23-98 », devant un écran qui appelait le ticket « 12-47 ». Jai demandé autour de moi comment ça marchait, mais personne ne ma répondu. Ils étaient tous comme hypnotisés par les écrans ? guetter lapparition de leur numéro (oui alors eux non plus navaient rien compris, mais ne voulaient pas le reconnaître). Sur un des bancs, un homme pleurait en disant : « il ne sortira jamais
jamais
». Il navait pas tort : tout le monde récupérait sa marchandise, sauf lui.
Moi jai pensé ? mes nouveaux bols, et je nai pas craqué.
Jai fini par récupérer mes colis et ma famille. Lhomme avait trompé lattention du responsable de la Mer de Plastique et il jouait avec les enfants.
Enfin, il avait pris possession du château et tenait tous les enfants ? distance en leur jetant les boules de plastiques. Jétais assez fière de mon homme (cest mon côté midinette qui fantasme sur le prince Charles, certes le château rouge et jaune de la Mer de Plastique, ce nest pas Buckingham, mais cest un début).
Le responsable de la Mer de Plastique, lui, était moyennement content. Comme quoi, si lhomme ne sortait pas de l? tout de suite, tous les papas allaient vouloir rentrer, ce serait le festival du nimporte quoi. Bien entendu, lhomme a refusé de sortir. Le responsable de la Mer de Plastique a craqué ; pas moi.
Jai quand même réussi ? faire sortir lhomme et les enfants de l? avant que la sécurité narrive. Pour se remettre de toutes ces émotions et fêter larrivée de nouveaux bols dans la famille, nous sommes allés manger ? la cafétéria suédoise. Il y avait des boulettes de viande ? la confiture dairelles, du poisson ? la confiture dairelles, du gratin dauphinois ? la confiture dairelles, et en dessert de la mousse au chocolat au saumon fumé, de la tarte aux poires au saumon fumé et de la crème anglaise au saumon fumé : on ne savait que choisir.
Mes enfants chéris ont affirmé quils A-DO-RAIENT la confiture dairelles et ont eu double ration. Finalement, une fois assis devant leurs assiettes, il naimaient pas ça DU TOUT. Jai fait semblant de ne pas les connaître, ça na pas marché (ils hurlaient « maman, maman, cest PAS BON ! » en sessuyant les mains sur mon pull, cest sûr que pour la couverture, cétait un peu fichu).
Pendant ce temps, chéri avait trouvé le ticket de caisse et me faisait remarquer quil y en avait pour 34 euros détagères et pour 157,87 euros de bols, de rideaux et de planches ? découper inutiles. Et pour zéro euro de porte-savon.
Jai répliqué « non, des planches ? découper SIXTIES », et je nai pas craqué.
En rentrant ? la maison, on a eu le temps de déballer les deux paquets avant de réaliser que les supports des étagères bloquaient lun la prise, et lautre linterrupteur. De toute façon, on ne pouvait plus fermer la porte du salon.
La bonne nouvelle, cétait que lentrepôt sétait trompé et que si tout se cassait la figure, cétait parce quon navait pas les bons portants. La mauvaise nouvelle, cest que dans le magasin suédois, ils ne reprennent pas les colis déj? ouverts. Jai commencé ? craquer un peu. Heureusement, le mâle Alpha a vu que je tirais une drôle de tête. Il ma prise dans ses bras et ma dit que cétait pas grave, que de toute façon javais de jolis bols et des planches ? découper inutiles-sixties. Ça allait un peu mieux.
Ensuite il a dit quon navait qu? y retourner le week-end prochain.
Et l? , jai craqué.
preummms
deuz
je sens que jvais y aller cette semaine….
Jvais mm acheter un bô cadre pour mon PREUUUMMMSSSS,youpi,c’est lundi!!!!!
Pis en plus tu vas trainer sur tous les blogs hein
Rhooo
On s’y croirait !
C’est encore mieux que la réalité…
Ne manque que les hurlements des Êtres humains miniatures n’ayant point voulu aller ? la mer de boules et le tableau serait une parfaite reproduction de l’enfer.
Je vous conseil de vous armer d’une hache lors de votre prochaine excurtion afin de gagner un peu de temps aux caisses.
Pétro> 23-98 c’était le numéro gagnant du bingo de la semaine dernière, t’as trop de la chance, présente toi pour le gains, craque pas, retournes y effectivement ! Moi j’ai pas de bol, j’ai rien eu.
Collègue number one de moi y est allé hier et me racontait justement son aprèm juste avant que je ne lise ton post, quelle coïncidence. Il y allait pour acheter des étagères et a commencé ? désespérer quand il a vu son chariot plein ("Oh, une housse de couette" "mais on en a plein" "ui ui mais celle-l? est trooooop belle" etc. etc.) avant même d’arriver au rayon des étagères. Il a trouvé les étagères, les a achetées et les a montées… ? l’étage. Il a eu la flemme d’aller plus loin, les cartons sont toujours fermés. Huhu. Vive les magasins suédois.
T’as acheté une bibliothèque Billy ?
je traine ,je traine…
haha, ils vont ? Ikea!
Putain vous avez des enfants ?!.
Comme on dit, "c’était mieux avant"