Garçon, on va tentraîner ? cette histoire de jeu des différences.
Comme ça, avec un peu de chance, la prochaine fois…
Comme ça, avec un peu de chance, la prochaine fois que la fille revient de chez le coiffeur, tu échapperas ? la guerre nucléaire (que tu déclenches presque ? coup sûr, garçon, ne nie pas, en ne trouvant pas ce quelle a de changé alors quelle a laissé un post-il fluo plusieurs post-it fluo- ? hauteur de regard avec « JE REVIENS A 19H, JE SUIS CHEZ LE COIFFEUR » marqué dessus).
Et pas uniquement par pur sadisme, non, mais parce que nous avons ? cur de faire avancer la science en produisant des observations sérieuses (uhuhuh. Hum. Soyons sérieux). Bref.
Donc, on va rejouer au jeu des sept différences, mais une ? la fois.
Aujourdhui, nous allons chercher une différence assez évidente.
Oui, la dernière fois, la projection, bon, cétait un peu compliqué. Dailleurs, ça impliquait pour toi, garçon, de te projeter un peu dans la tête de la fille, cest dire si cétait une feinte cruelle, vu quil y avait peu de chance que tu parviennes ? trouver cette propriété de la fille qui fait quelle sait toujours tout (mais nest pas chiante pour autant, non ! Qui a dit ça ? Hein ? Cest toi ? Tu sors. Tu sors ! et jécrirai un mot ? ta copine. Non mais des fois ! ).
Encore une fois, pour te faciliter un peu la tâche, nous allons procéder ? une mise en situation. Bon. Visualise.
Non, ne ferme pas les yeux pour visualiser, sinon tu ne pourras pas prendre de notes.
La fille est en train de faire une mayonnaise. Car, contrairement ? ce que pensaient les penseurs masculins les plus évolués du 16è siècle, la fille nest pas une créature du dééééémon qui fait tourner la mayo car elle est fondamentalement impure et démoniaque.
Le téléphone sonne.
Elle répond.
Cest une amie qui lui demande le numéro de quelquun.
Pendant quelle continue de tourner sa mayo et quelle cherche le numéro dans son agenda qui est dans son sac qui était accroché au dossier de la chaise la plus proche, le four sonne.
Une main qui tourne, le portable calé entre loreille et lépaule, elle lit le numéro ? sa copine et ouvre avec sa main libre le four.
Elle en sort un plat brûlant, en se cramant presque pas parce quelle a pensé ? mettre une protection hideuse en forme de baleine rose sur sa main délicate.
Sa mayo commence ? monter.
En même temps, elle demande ? sa copine des détails pour leur soirée entre filles du vendredi daprès que tu penses quelles boivent du thé en regardant Philadelphia et quelles pleurent ? la fin alors quelle boivent de la Vodka en parlant de ton pénis et en faisant du rire gras un peu quand même.
Elles décident du lieu, de lheure, et de quelles autres filles prévenir et dès quelle raccroche elle envoie un sms pour les prévenir, les filles.
La mayo continue de monter.
Elle se souvient quelle a un pull ? rendre ? une des filles, elle écrit ça sur un post-it et elle le colle sur la porte.
Pis pouf, timing parfait : sa mayonnaise est prête.
Bon. Le garçon se réveille un matin.
Il sassied sur le rebord du lit, et se gratte les parties, maseltov, elle sont toujours l? , le Destin est plein de prévenance.
La vérification dusage finie, il se lève.
Le téléphone sonne.
Le garçon se dit « ouah, le téléphone sonne ! » , il sapproche de la table où il est posé et tend la main vers le téléphone et l? , hop, trop dinfo : il tombe.
Alors ?
Alors ?
Dites, le barbichettu du fond, l? , oui, l? , vous au fond, vous qui restez coincé régulièrement dans les toilettes faute de savoir comment tourner le loquet dans lautre sens, je vous signale que ça vous concerne aussi ! Bon.
Alors ? Non, vraiment personne ? Allez, cherchez au moins un peu. Arf.
Bon.
La synchronisation.
Bon, est-ce quil est vraiment nécessaire de développer ? Oui ? Oh, ben si vous voulez hein. Moi, je suis payée pareil.
La synchronisation, ou cette particularité étrange qui permettrait ? la fille, si par malheur elle se réveillait un beau matin avec une paire de testicules, de les tâter dun air perplexe en appelant sa copine pour lui raconter, et mettant de leau ? chauffer et en choisissant ses habits pour la journée. Oui, la syn-chro-ni-sa-tion.
Par quoi je commence ?
- Les soupirs de désespoirs quand la fille appelle pour dire « tiens, tes pas encore passé ? la caisse ? Prends du beurre, des éponges qui gratouillent et des poires », et que toi, garçon, tu fais « baaaaaaagh » et que tu laisses tout tomber et que tu retournes chez ta mère parce que ça fait trop ? la fois et quelle est cruelle et quelle texploite ?
- Le regard vide et la mine perdue que tu affiches quand elle est partie le matin en disant « tiens, tu ramasseras tes chaussettes et tu lanceras le lave-vaisselle », et quand le soir elle fait la réflexion que les chaussettes nidifient toujours et que la vaisselle est toujours sale, toi tu geins « mais pourquoi tu me harcèles ? » et tu vas te cacher dans la penderie en te balançant davant en arrière ?
- Ou alors quand elle tappelle pour te dire « dis, tu sais quel week-end on doit aller chez tes parents ? » et que tu réponds « mais attends, je peux pas te répondre l? , je marche » ?
Comment ça, jexagère ?
Non garçon, ce nest pas pour critiquer, mais bon, tu le sais bien que quand tu fais deux choses ? la fois, tu tombes ?
c’est de l? que ca vient "laisse tomber" ?
PETA, ils feraient mieux d’offrir un million de dollars ? qui inventera le garçon multi-tâches. Parce que franchement, tant que le garçon ne sera pas fichu de cuire et de sortir le poulet du four tout en ayant pensé ? se laver, se coiffer et se raser préalablement afin de ne pas accueillir, le dimanche midi, ses parents en pyjama antédiluvien ("tiens c’est moi qui te l’avais acheté ce pyjama. Pour tes 14 ans", note sa mère en entrant), tant que le garçon ne sera pas cérébralement prêt, en somme, je ne vois pas comment le dossier du poulet de synthèse pourrait être prioritaire.
Mon mien certifie qu’il peut m’écouter en même temps qu’il lit un article sur Internet. Mais je ne le crois pas.
Et moi je dois avoir des bouts de garçon en moi parce que parfois je suis comme mon PDA, je synchronise mal…
Ah oui, encore une note qui m’a fait pouffer de rire au boulot, heureusement, c’est la pause déjeuner
Le mien, de garçon, il est sympa, il essaie, pour le coup du coiffeur, de devancer mon « alors ? »… mais bon, le mec qui t’accueille par « tiens, t’es allée chez le coiffeur ? » alors que non, la seule chose que tu as changé depuis le dernière fois qu’il t’a vue (deux jours avant), c’est tes fringues (parce que tu es propre, comme fille)… c’est pas plus efficace, en fait.
Ah, et sinon, garçon : la fille sait que ses seins sont toujours l? le matin quand elle se réveille. C’est pas la peine de vérifier pour elle.
Ah ben voil? ce qui arrive quand on essaie de rendre service… dirait Mollo. Hum.
Tout ceci n’est qu’un tissu (décousu) de mensonges (éculés), de poncifes (pourris), et de clichés (misandres) ; le matin, par exemple, je me lève (sans aucune intermède du poignet), je fais le café, je nourris le chat (saleté), j’allume ternette, je branche le nabaztag, je mets les muffins ? griller, je sors le jus d’orange (sanguine) et la confiture, les mugs, et tout ça pendant que la sublime naïade dont je partage le lit a grand peine ? tout juste sortir la tête de sous l’oreiller, et croyez-moi, des fois, heureusement que je suis aveuglé par l’amur, parce que c’est pas exactement le même portrait qu’? 10h du matin, hein. C’est tout cque j’ai ? dire.
Il s’agit en effet d’un tissu (décousu) de mensonges (éculés), de poncifs (pourris), et de clichés (misandres-miraizins), c’est normal, c’est fait pour, mais depuis quand vous partagez les noyades ? Ptin on me dit jamais rien ? moi . Par ailleurs, jouez pas les grands pouets, c’est pas l’amûre qui aveugle le matin, c’est pasqu’on n’a pas les lunettes (Dieu soit loué, allélouya).
demain je mettrai mes lunettes, on verra bien qui a raison !
Heuu hein le téléphone sonne…. merde mon poste… paf
Tu veux que je parle du sérieux problème de placement/positionnement dans l’espace et physique en général (pression, rythme… que bonnes pour la salsa, en général) ?
Au volant, et au lit ?
bises
Ben ça dépend un peu. Si c’est hautement scientifique, oui. Ici, on n’accepte que les réflexions hautement scientifismiques. Pour faire avancer la science, donc.
ben par exemple, la nana essayant la voiture de l’ami (on a trop bu, elle nous ramène donc – merci, enfin une qui a le permis, c’est très précieux)
Elle freine et on manque de se manger le pare-brise / le siège.
"Oh merde, elle freine mieux que ma 106 kid de 1987"
Et je te passe les 5000tr/min en première, moteur hurlant ? 20km/h.
C’est sympa ici
Moi de toute façon, j’ai pas le permis donc ça me dérange moyen qu’elle me raye la peinture de l’auto tamponeuse…
Ah bon, t’as pas le permis ? Donc toutes ces promesses de m’emmener l? bas où tout est neuf et où tout est sauvage, c’étaient des fariboles ??!
Un petit deuz pour ajouter que l’odieux connard, il aime bien l’impératrice…
odieuxconnard.wordpress.c…