Ça fait un paquet de temps qu’on me parle des Valses de Vienne. D’ailleurs j’aimerais bien qu’on m’en parle un peu moins, parce que c’est un blog de qualité, ici.
Enfin disons au moins un blog qui ne fait pas l’apologie de la drogue. Enfin au moins… Non mais je ne m’en sortirai pas, en fait. Les auteurs défoncés sont mon pain quotidien.
D’ailleurs tous les matins en me passant les fesses à l’eau fraîche, je remercie le Seigneur de ses bienfaits et lui demande de mettre sur ma route des rimes improbables, et peut-être une reprise en dubstep de Petit Ours Brun.
François Feldman (les François prennent cher en ce moment), c’est un peu comme Francis Lalanne ou Franz Ferdinand (ça doit être un truc avec les prénoms en F)(d’ailleurs maintenant que j’y pense je ne crois pas avoir fréquenté de gens avec un prénom en F)(que les volontaires se fassent connaître) : pendant très longtemps, j’ai cru qu’il s’agissait d’un personnage fictif.
C’est Krazy Kitty (que j’ai vu récemment manger un camembert ingérable, achevant par là de me persuader, s’il en était encore besoin, qu’il s’agit d’une personne de qualité) (j’ai décidé de ne plus fréquenter que des gens qui aiment le fromage radioactif)(oui c’est sectaire mais apparemment en ce moment c’est festival, tout le monde se lâche, enfin si on peut défiler en expliquant que les gens d’obédience homosexuelle sont tous pédophiles qui veulent faire du trafic d’enfant et obliger les hétéros à épouser leur grille-pain, je suppose que ça veut dire qu’on peut chacun décider de qui a le droit de vote et tout ça, non? )(et je veux une fontaine à eau séparée pour les non-roux. Ils sont pas comme nous. Et surtout pas comme moi) qui m’en a parlé moulte fois. Tout comme j’ai un pote à qui, dès que tu parles de porno vintage, te répond « ah mais ouiii mais le gros roux poiluuu ! », elle, dès que je lui dis : « chanson à qualité alternative », elle répond : « LES VALSES DE VIENNE ».
Bref : donc, je pensais que François Feldman était un mythe. Eh ben pas du tout !
Après, de là à affirmer qu’il s’agit d’une bonne nouvelle, c’est encore autre chose.
Bien, alors maintenant, il y a un petit souci. Je ne peux pas vraiment commenter cette chanson comme je le fais d’habitude, parce qu’en fait ça ne veut rien dire. A la rigueur (éventuellement), on peut envisager que ça traite vaguement de la nostalgie (Nooo-staaaal-guiiiie) (je le fais dans ma tête à chaque fois que je l’écris)(allez chantez avec moi ! ).
Non mais écoutez-moi un peu ça !
Ma théorie : deux giscardiens déçus et alcooliques se retrouvent au café de Flore et parlent architecture d’intérieur. Mais je ne me voile pas la face : cette explication est bien trop logique.
C’est pas gagné.
Bon non mais alors d’accord, on essaye.
Du pont des supplices
Il existe un pont des Soupirs. Des Soupirs. L’alcoolisme et les convictions giscardiennes de Franfran sont vraisemblablement liés à une dyslexie traumatisante (on rigole pas, c’est pas drôle la dyslexie)(et je voudrais bien que le connard qui a inventé le nom aille se jeter du haut du pont des salsifis. C’est hyper chaud à prononcer, franchement, et à écrire je t’en parle même pas, aaaah, bravo).
Tombent les actrices
Alors d’une : les actrices flottent mal. Donc, on évite de les jeter à l’eau. Et si elles y tombent, on les repêche. Bon, sauf si c’est Isabelle Huppert, bien sûr.
Et dans leurs yeux chromes
Alors pour vous faire un petit rappel, chrome, ça ressemble à ça.
Les actrices m’ont surtout l’air de n’avoir pas fumé que du son d’avoine.
Le destin s’est brouillé
Bon, on comprend que les actrices prennent cher, et tombent patapoum dans le fleuve de l’oubli. (Je tente au hasard)
Au cafe de Flore
Oh, ça va être compliqué comme rime, ça !
La faune et la flore
Ah, ben non en fait.
On allume le monde
Franfran appartient à une sous-branche peu connue du giscardisme : les giscardiens-anarcho-pyromanes. Un marché de niche, comme on dit.
Dans une fumee blonde
Dites, non mais laissez les blondes tranquilles, oui. Cramez les chaises du cours de techno, comme tout le monde.
{Refrain:}
Maintenant que deviennent
Que deviennent les valses de Vienne ?
Oh ben ça va hein, comme ci, comme ça, un jour après l’autre, quoi, hein, comme on dit…
Dis-moi qu’est-ce que t’as fait
Pendant ces années ?
Le pote à Franfran a délaissé quelque temps la giscardiens-anarcho-pyromanie, pour ouvrir une société de consulting en chauffagisme faut-de-gamme.
Si les mots sont les mêmes
Dis-moi si tu m’aimes…
Clairement, il y a eu des soirées chaudes chez les giscardiens-anarcho-pyromanes, dans leur jeune temps. Franfran fait une pause dans sa carrière trépidante de star internationale de la chanson à trous*, revient voir René et lui avouer son amour. Y s’passe des truuuucs !
Maintenant que deviennent
Que deviennent les valses de Vienne ?
Franfran pose doucement sa main sur la main de René. Ce dernier a désormais la pogne rugueuse du consultant en chauffagisme haut-de-gamme, mais sous la paume de Franfran, c’est toujours la peau si douce du jeune homme blond qui semblait prêt à dévorer le monde.
Et les volets qui grincent
D’un chateau de province ?
René a fait fortune. René a réussi. Pense-t-il parfois à Franfran et à cet espoir fou qui leur faisait entrevoir un futur sans limiteuhs ni fin ?
Aujourd’hui quand tu danses
Dis, a quoi tu penses ?
M’as-tu jamais vraiment aimé ? T’es-tu glissé dans ce costume du consultant en chauffagisme haut-de-gamme comme on se grime ou comme on rentre chez soi ? Toutes ces promesses, et tes cheveux qui dansaient dans le soleil ? (René a été le champion de Paso Doble de Crémouillon les ornières de 1974 à 1981.)
Dans la Rome antique
Errent les romantiques
Et les rimes sont erratiques (et c’est ta mère le lézard).
Les amours infidèles
HAN, Franfran fait des propositions indécentes à René !
S’ecrivent sur logiciels
Il veut qu’ils fassent le sexe par Minitel ! C’est dégueulasse!
Du fond de la nuit
Remonte l’ennui
Franfran aussi fait des insomnies. Il repense au paso-doble, à cet âge où le possible va de soi, et il pleure dans le bol à olive (en plus ce sont les pas bonnes, celles avec des amandes dedans qui ressemblent en fait à de gros glaviots)
Et nos chagrins de mômes
Dans les pages du Grand Meaulnes
Franfran, reprends-toi. Certes désormais ta testicouille pendouille un peu et des lignes parcourent ton front telles les fines cicatrices des rêveuh zévanouis, mais soyons sérieux une seconde : veux-tu vraiment retourner à l’âge de l’acné dans le dos et des contrôles d’histoire-géo ? Tu te souviens de Monsieur Pichard, qui retranchait un point à chaque faute d’accord et t’avait plombé ta moyenne avec des -42/20 ? Et d’Elodie Blondieau, qui avait montré ta lettre d’amour à toute la 4èB. Jte le dis, moi, Franfran, le pire est derrière toi. Allez, secoue-toi, ébroue-toi de ces vains regrets comme le poney sauvage se débarrasse de la rosée du matin, et pour te consoler, va faire tomber quelques actrices du mont des Supplices (surtout Isabelle Huppert, si c’était possible).
*La chanson à trous, c’est quand tu bois trop, que tu écris des trucs sur une serviette de bar en pensant que tu tiens le truc du siècle, que tu te réveilles le lendemain pour réaliser que c’est de la merde, mais que tu as la flemme de refaire, et surtout très mal au crâne. Du coup, tu rajoutes un peu des autres phrases pour faire des rimes, et roule ma poule.
« C’est Krazy Kitty », CERTES, mais c’est Krazy Kitty qui QUOI ?
Moi je veux bien que vous dénonciez (je tiens d’ailleurs à préciser que ledit camembert n’a même pas requis l’usage d’une cuiller et n’avait pas encore développé ses propres pattes pour s’enfuir hors de sa boîte), mais ne nous laissez pas en suspens comme ça.
Sinon j’ai fréquenté dans le F, une fois, et sachez bien qu’on ne m’y reprendra plus. D’ailleurs il me semble n’avoir pas fréquenté plus d’une fois par lettre de l’alphabet (admettant ainsi n’avoir pas fréquenté plus de vingt-six fois), je vous laisse, je vais ranger mes ex par couleur de tranche décroissante.
RHOLALA NON MAIS TOUDSUIT’ quoi.
Donc maintenant on fait comment pour ne pas l’avoir en tête toute la journée ?
(de demain hein parce que bon aujpurd’hui la journée va plus durer longtemps)
Ah bah ça me rassure un peu en effet. Je pensais être la seule à ne rien comprendre, ce qui m’embêtait quand même dans la mesure où c’est quand même mon métier de comprendre le français.
(sinon, je plussoie ce que dit krazy kitty sur les fréquentation du F. Enfin, sauf que comme je suis une grosse tourte (ou lente à la compréhension), on m’y a repris.)
Et sinon, oui, ma figure de style préférée c’est la répétition. (oh ça va hein) (vous avez failli avoir aussi 3 « un peu »)
Ah, mais je m’insurge ! On NE TOUCHE PAS à Petit Ours Brun.
Petit petit ours brun,
c’est un gentil galopin
lalalala …
Au 3ème paragraphe, après la 27ème parenthèse, je me suis perdu je crois…..
Chère Impératrice, si vous souhaitez connaître une personne en F à peu près équilibrée, je suis là
Sinon, pas merci pour cette chanson qui va tourner (comme une valse) ds ma tête toutes la sainte journée…
Bein je suis désolée de faire un choc à tout le monde, mais mon prénom à moi il commence par un F (mon vrai prénom, je veux dire, mes parents ont peut être des goûts bizarres mais ils m’ont pas appelée « Salade » en vrai, hein)
Cette histoire de fréquentation de lettre « F » crée une marée de cris déchirants dans le beulogue, on a plein de gens qui n’ont jamais fricoté dans ce coin de l’alphabet. En plus, moi non plus j’ai jamais relationné en « F », alors hein.
Et puis entre ceux qui disent que les « F » sont des buses et ceux qui se prétendent « F » et de qualité, on a besoin de données statistiques pour savoir qui a raison.
Du coup, les z’amis, je propose qu’on fasse un petit adopteunmec spécial lettre F dans le beulogue. Qui se met en vente en premier ?
*croise les bras et lance un regard au Chrysacier*
Nous.
Sept pour le prix d’un.
Une affaire.
Alors, oui, Flooo, quand je dis « fréquenter », faut entendre « avec le sexueeeeel », donc juste faire le coucou ne rentre pas dans cette catégorie.
Maintenant que j’y pense, il me manque PLEIN de lettres (c’est dû entre autres à avoir un gros souci de lettres redondantes et de trop de gens avec le même prénom). Genre j’ai 4 A.
MAIS j’ai un Z. Qui dit mieux ?
Ptin. En vl’à un objectif motivant pour 2013 ! ENFIN !
Andromède : je plussoie. Bring it on,bitches ! (pardon)
Oh, je suis jalouse de votre Z.
Il vous plairait. Sa femme est charmante.
Plus sérieusement, c’est mon seul fait d’armes, parce qu’à part ça il me manque une grosse partie de l’alphabet. J’ai clairement pas bien géré mes objectifs annuels ces derniers temps (décennies). Par exemple, il y a deux V qui me sont passés sous le nez.
C’est comme mes chaussettes : à force de pas les classer par ordre alphabétique, j’en perds plein.
Je suis pas organisée. C’est mon drame.
Bonjour … ça faisait longtemps.
Comment peut-on écrire (est-ce le mot juste ?) des bouzes pareilles, après ce genre petit bijou :
Si je t’écris ce soir de Vienne
J’aimerais bien que tu comprennes
Que j’ai choisi l’absence
Comme dernière chance
Notre ciel devenait si lourd
Si je t’écris ce soir de Vienne
Oh que c’est beau l’automne à Vienne
C’est que sans réfléchir
J’ai préféré partir
Et je suis à Vienne sans toi
Je marche je rêve dans Vienne
Sur trois temps de valse lointaine
Il semble que les ombres
Tournent et se confondent
Qu’ils étaient beaux les soirs de Vienne
Ta lettre a dû croiser la mienne
Non, je ne veux pas que tu viennes
Je suis seule et puis j’aime
Etre libre oh que j’aime
Cet exil à Vienne sans toi
Une vieille dame autrichienne
Comme il n’en existe qu’à Vienne
Me loge et dans ma chambre
Tombent et de pourpre et d’ambre
De lourdes tentures de soie
C’est beau à travers les persiennes
Je vois l’église Saint-Étienne
Et quand le soir se pose
Ces bleus ces gris ces mauves
Et la nuit par-dessus les toits
C’est beau Vienne
C’est beau Vienne
Cela va faire une semaine
Déjà que je vis seule à Vienne
C’est curieux le hasard
J’ai croisé l’autre soir
Nos amis de Luntachimo
Cela va faire une semaine
Ils étaient de passage à Vienne
Ils n’ont rien demandé
Mais se sont étonnés
De me voir à Vienne sans toi
Moi, moi je me promène
Je suis bien, je suis bien…
Et puis de semaines en semaines
Voilà que je vis seule à Vienne
Tes lettres se font rares
Peut-être qu’autre part
Tu as trouvé l’oubli de moi
Je lis et j’écris mais quand même
Ce qu’il est long l’automne à Vienne
Dans ce lit à deux places
Où la nuit je me glace
Tout à coup j’ai le mal de toi
Que c’est long Vienne
Que c’est loin Vienne
Si je t’écris ce soir de Vienne
Chéri, c’est qu’il faut que tu viennes
J’étais partie
Pardonne-moi
Notre ciel devenait si lourd
Et toi de Paris jusqu’à Vienne
Au bout d’une invisible chaîne
Tu me guettes et je pense
Jouant l’indifférence
Tu m’as gardé malgré moi
Il est minuit ce soir à Vienne
Mon amour il faut que tu viennes
Tu vois je m’abandonne
Il est si beau l’automne
Et je veux le vivre avec toi
C’est beau Vienne
Avec toi Vienne
… Merci Mme Barbara !
Oui, c’est magnifique, mais comme j’essaye de pas trop plomber l’ambiance, étrangement les Valses de Vienne remplit mieux cette fonction. Voilà le pourquoi du comment (et sinon la réponse à votre question est : avec de la drogue. Beaucoup de drogue)
Franchement c’est de plus en plus mongolien ici, j’adore
Sinon, je suis sûr que si on se croisait un jour dans la rue, je vous plairais car j’attire beaucoup les rousses, je ne sais pas pourquoi (je suis pas roux, ça doit être mon poil brun de poney intrépide)