Galaxie,
Une fois de plus, pour te prouver ma bonne foi (et mes goûts de merde), je te démontre que je peux aussi me moquer des chansons que j’aime bien.
On s’aime et c’est difficile.
La dernière fois que j’ai quitté quelqu’un, je suis allée voir mon père, qui m’a dit « oui, c’est vrai, c’est pas facile ». J’ai dit : « oui mais d’accord, mais sinon, tu as des conseils, genre ? Eventuellement ? » Il a répondu : « C’est difficile ». Deux conclusions d’imposent : la première, c’est qu’effectivement, Souchon a raison. La seconde, et surtout ne lui répétez jamais, c’est que mon père est d’accord avec Souchon.
On s’attache avec des fils,
Je sais pas, je me demande s’il ne confond pas bondage et gigot d’agneau.
Des serments d’amour inutilement.
On peut pas vraiment s’attacher avec des serments d’amour, donc c’est effectivement assez peu utile. Si vraiment tu aimes quelqu’un d’amour et que tu ne veux pas qu’il te quitte, jamais, je conseille plutôt les menottes.
On s’aime et c’est tellement dur.
Rhoooo, il en dit des trucs keukins-keuchons, Souchon.
On s’crie dessus, on s’griffe la figure.
Ah ben non alors, faut pas griffer (sauf si l’autre demande, c’est comme mordre les fesses, *chompeuhchomp* : faut demander si l’autre est d’accord (sinon après c’est dur, mais tout seul).
On se regarde toujours si durement.
C’est pour ça que l’Amoure, c’est dur : on se regarde fixement en attendant que l’autre devine ce qu’on pense ce qui ne marche jamais.
(Refrain:) Ah, le refrain, on va pouvoir faire une pause et rigoler un peu
Dis-moi que tu les abandonnes,
Ah, non, je la sens moyen, la pause-rigolette, l? .
Ces baisers, ces tourments
Moi je veux bien abandonner mes tourments, mais comment ça se passe ? Y’a une consigne, un dépôt-vente ?
Donnés par les autres personnes,
Si pour être heureux tu veux que l’autre se débarrasse des baisers d’avant, t’as pas fini de pleurer dans ta Häagen-Däsz en regardant Virgin 17.
Avant.
Et donc le mot-clé ici est : avant. L? on est maintenant. Si on veut se trimballer tous les Avant dans des grosses valises qu’on va devoir traîner avec nous partout, on n’est pas rendu, moi jdis ça, jdis rien.
J’en ai des mots d’amour qui sonnent,
Quand la musique est bonne, bonne, boooonne !
Mais maladivement
Quand Souchon dit « maladivement », c’est comme quand moi je dis « non-sportivementt » ou que Jean-Marie Bigard dit « pas drôlement » : ça attire l’attention sur son plus gros défaut. Pour serrer, c’est pas l’idéal.
Cachés, comme chez les autres hommes,
C’est vrai que les hommes sont forts pour cacher des trucs. Les chaussettes derrière le panier de linge sale ; les bouteilles de lait vides dans le frigo ; la verbalisation sur Mars.
Dedans.
Aaaaah c’est caché dedaaaans, ok. Ben c’est pas grave, on va ouvrir, bouge pas. Où est mon sécateur ?
On s’aime et le vie veut qu’on joue
La vie veut qu’on chaaaante, la vie chaaante, aussi -elle est un brin pénible, des fois, la vie.
Des rôles qui nous coulent sur les joues.
Souchon a été happé par la métaphore molle. Ce n’était qu’une question de minutes -c’est terrible, cette obstination ? sombrer encore et encore et derechef dans les mêmes cercles si vieux.
Comme deux capricieux, capricieusement
Moi je veux pas savoir qui a raison ou qui a tort hein, si je dois vous séparer encore une fois c’est une claque ? chacun et c’est moi qui mange le dernier Prince, et voil? .
Jaloux de la pluie qui touche tes cheveux,
Il suffit d’être plein de gaz d’échappement dégueus et de lui graisser le cuir chevelu, c’est pas bien compliqué. Si tu veux devenir pluie, ne laisse personne se mettre en travers de ta route (moi aussi, je peux être coach motivationnel, si je veux).
Jalouse des choses que voient tes yeux,
Ben suffit de les arracher, hein, pis comme ça c’est plié hein. Non mais y’en a des, aussi, ils aiment bien se compliquer la vie. Ça va bien, ? un moment, hein.
On se regarde toujours jalousement.
Et ça résout toujours tout, MAGIE ! (Ah ? Non)
(Refrain)
Poil aux seins (un peu d’humour ne fait jamais de mal)
Un jour, on va partir dans l’air
Je sais pas si c’est un sous-entendu Raëlien, une métaphore au carré de « s’envoyer en l’air » ou un projet de week-end-parachute, mais ? ce stade de la chanson, en général, je décider de manger des pastilles de javel.
Et la vie sera
… Ou d’écouter Zaz.
Passée tout contre toi,
Ah un espoir triomphant de positivisme !
J’espère…
Je sors la Haagen-Däsz
désolée mais cette chanson est une merveille qui me fait larmoyer, je refuse donc de lire vos moqueries entre les lignes… mais je vous aime quand même impératrice !
Ne perdons pas de vue que ça s’appelle Comédie. Donc c’est drôle. Voil? .
Impératrice merci, vous m’avez fait sourire après une journée classée au top 5 de la loose!
Une merveille, en effet, je plussoie TruUffe. Mais j’ai qd-m rigolé au "sous-entendu Raëlien, ? la métaphore au carré de "s’envoyer en l’air" et au projet de week-end-parachute" !
Ô Pétronille
Je suis arrivé là via Souchon
Que vous interprêtilles
Et je trouvis ça bon
Vous avez un seutile
Et ce beulogue est tausé
Désinvolte et subtile
Je vous offre une ou deux jonquilles
Qui est la fleur de la grammaire
La crème du miel comme nul l’imagille
Et je conjugue à l’envi
Que je vous adorûtes un instant
Un temps de chien ou de Comédie
Qui capricieuse ment
Bref, je cherchus une faneuse fan d’Alain
Qui m’aimerait peut-être avec
Et je me prends du fun taquin mutin
Qui me fait closer d’humour mon bec…