On passe un bon tiers de nos journées entouré de gens quon na pas forcément choisis (un peu comme un trèèèès long déjeuner de famille obligatoire, mais auquel oncle Gégé le boute-en-train naurait pas pu se rendre). Et il est tentant de sen plaindre. Mais vos collègues sont-ils vraiment des boulets? ? Aujourdhui, un petit test de bon aloi qui vous réserve peut-être une bonne surprise? !
(Pour l’histoire de la malédiction avec Grazia, voir ici.)
1)Quand vous êtes arrivée?
A) Le premier jour, on vous a montré le coin pause, la cantine ou la brasserie la moins chère du quartier. On vous a laissé vous installer tranquille en demandant de temps ? autre si tout se passait bien. Et un jour, on vous a dit, en vous montrant Benoît? : «? lui, lui fais pas confiance, cest un enfoiré de première? », et ça y était, en fait vous nétiez plus nouvelle.
B) Vous vous êtes mise au travail, pourquoi? ? On vous a proposé de venir ? la cantine le premier midi, mais vous préférez manger devant votre écran. Vous avez des choses ? faire.
C) Vous êtes restée deux jours sans ordinateur ni consigne. La RH était en vacances, le DG aussi. Quand il sest avéré que vous nétiez pas célibataire, les hommes de létage ont cessé de sintéresser ? vous, et aussi de vous parler, dailleurs (sauf Bertrand qui ne comprend jamais rien et pour qui «? célibataire? » est un signe astrologique).
2)La machine ? café
A) En fait, il ny en a pas, du coup avec JP et Soso, vous allez au café du coin. Hop, ni vu ni connu? ! Attends, le café, cest syndical? !
B) Il y en a une. Mais si cest pour entendre Claude parler de sa chimio et Marie-Paule geindre quelle a perdu con chat, merci bien. De toute façon, vous avez installé votre propre machine ? espresso sur votre bureau.
C) Il y en a une (qui fait du mauvais café). Mais si vous tombez derrière Bertrand dans la queue, vous avez plus vite fait daller cueillir du café direct en Colombie. Dabord, dun jour ? lautre, il oublie où il faut rentrer la pièce. Après il commande une soupe de tomates au lieu dun thé citron. Puis il regarde autour de lui, lair désespéré, en tentant de trouver quelquun ? qui refiler sa soupe de tomate, mais sans laisser pour autant laccès ? la machine. Enfin, «? refiler? »
disons plutôt «? revendre? », car Bertrand est radin.
3)Votre bureau? :
A) Alors, techniquement, ce nest pas VOTRE bureau car faute de place, vous êtes ? deux dessus. Heureusement, votre co-bureautière a suggéré de faire achat commun pour les sachets de thé, elle aime elle aussi les plantes et déteste les photos de chatons kikinous (du coup ? la place vous avez une affiche de Tru Blood).
B) Cest VOTRE bureau. Et vous nhésitez pas ? le signaler. Votre chaise et vos crayons sont étiquetés (étiquetés ou fauchés, vous avez vite choisi). Vous avez investi dans un paravent et un très bon casque (marre dêtre dérangée par Gégé et Soso qui blaguent).
C) Votre bureau est dos ? tout lopen-space. Ce qui fait très plaisir ? Fred qui aime ? commenter ce que font les autres (vu que lui ne fait rien), Fred qui rigole très fort quand JP change votre fond décran et installe la page daccueil de Jaimelesgrosculs.fr. Histoire de ne pas avoir de commentaire sur votre vie perso, vous navez mis aucune photo, rien. Du coup, ça fait de la place ? Arnaud pour sasseoir sur votre bureau quand il vient discuter avec Fred. Comme ça, nature. Même si vous êtes l? (dailleurs un jour il sest assis sur votre main. Nature).
4)Les soirées corporate
A) Vous y allez parfois, cest sympa. Et puis ça fait des sujets de conversation pour plusieurs mois, vu que le DG a vomi sur la terrasse et quil paraîtrait (mais FAUT PAS LE DIRE) que Christian et Anne auraient comme qui dirait fréquenté dans le placard ? fourniture. Jte jure. Carrément. Avec Christian, elle a peur de rien.
B) Vous y allez quand cest obligatoire. Faire bonne impression, entretenir le réseau? : ça narrive pas tout seul. Vous restez une heure, vous buvez un peu de champagne même sil est cheap. Vous partez avant que tout le monde soit pompette, on va pas se taper sur lépaule en se racontant nos enfances, non plus.
C) Cest ? peu de choses près votre vision de lEnfer, un Enfer plein de mousseux et de jus dorange acide. Sil y a ? manger, Fred se précipite et ne laisse rien, un véritable essaim de sauterelles ? lui tout seul. Vous subissez de longs discours pleins de «? cohésion? », de «? qualité qualitative? » et d«? implication corporate? », debout sur vos pieds douloureux. Cest souvent ? partir de 21h, et toujours ? lopposé de chez vous. Ah oui, cest toujours obligatoire, aussi.
5)Les pots de départ/ darrivée/ de naissance
A) Ah, vous nen laissez passer aucun. Ya toujours moyen de collecter assez pour une ou deux bouteilles et quelques cacahouètes. Et de sen servir dexcuse pour finir deux heures plus tôt (le temps passé ? boire ne compte pas, cest ça, la relativité).
B) Marre des collectes tous les vendredis. Entre les anniversaires, les cadeaux pour tous ceux qui font des enfants, ceux qui se marient et offrent le coup, pft. Après faut signer les cartes, vous navez rien ? leur dire ? ces gens. En plus, si vous donnez pour la naissance du petit Roger, ça va encourager votre collègue, et il va faire encore plus denfants, avec des prénoms encore plus moches.
C) Il y en a, de temps ? autres. Surtout pour les gens qui ont été embauchés par le DG, puis sont débauchés pour aller ailleurs faire aussi rien pour encore plus cher. L? , on fait péter le champagne. En revanche, pour la petite stagiaire qui est restée un an ? faire un travail remarquable, vous avez ? peine réussi ? obtenir lautorisation de faire un pot (et vous avez recueilli assez dargent pour lui offrir un lot de cartes ? gratter).
Vous avez un maximum de A? :
Votre boulot peut-être le moins funky du monde, pas grave, vous avez vos collègues. Proches juste ce quil faut, pas trop indiscrets non plus, de bonnes rigolades et du bitching en règle devant les endives au jambon de la cantine. En fait, pendant leurs vacances, cest moins bien.
Vous avez un maximum de B? :
Vous avez des collègues. Ça oui, ils sont bien l? . Ce nest pas tant quils soient mauvais. Mais ils sont mal coiffés, ennuyeux et aiment bien trop le polyester. Ils parlent de leur chien (con), de leurs enfants (moches) et viennent vous déranger ? tout bon de champ pour que vous alliez prendre des cafés ou déjeuner ? la cantine. Heureusement que vous avez vos vrais potes sur msn. Petit conseil? : vous passez huit heures par jour en leur compagnie. Révisez vos critères ou trouvez un job ailleurs, parce que ça réussit rarement au teint de bouder toute la journée.
Vous avez un maximum de C? :
Bonne nouvelle? ! Vos collègues sont dauthentiques boulets. Non seulement vous vous sentez hyper compétente comparée ? tous ces bulots mono tâche, mais en plus vous avez gagné le droit de vous plaindre pour léternité? ! Allez déjeuner avec eux de temps ? autre, ça vous fera des trucs ? raconter ? vos potes. Le reste du temps, allez vous balader le midi et profitez-en pour vous consacrer ? votre carrière. Executive woman power? !
Preums ?
Hahahahha, la toute puissance de l’Anneju au taquet ce matin, alors que je n’ai même pas bu mon deuxième café !
Ouh pinaise ça me rappelle de bien mauvais souvenirs…
ça me rapelle qu’il faut que j’étiquette mes stylo et que je change mon casque pour la miouzik…
(Et pi DEEUUUUUZZZZ sur la pointe des sabots)
… seriez pas passée par mon travaillement vous ? Sinon c’est pas possible, vous avez aussi le don de l’art divinatoire avec longue vue périscopique pour zyeuter dans les coins, le passé aussi dans mon tête.
Vous me faites un peu peur tout d’un coup … Brrrrr
ToiiiiiiiiiiiiiiZZZZZZZZZZZ’ furtif ninjha !!
Ou peut-être que c’est VOUS qui vous glissez furtivement ? MON travaillement !
jsuis presque bien dans ma maison ? travailler toute seule!!!!!
Moi dans les conseils zavisés de début de travaillement, on m’a dit (en montrant Psycho-Frau) "Si un jour elle viens te taxer du fric pour la machine ? café, t’attends pas ? le voir revenir, quoi qu’elle dise. C’est une grosse pince, moi je lui prete meme pas l’heure, c’est te dire…"
Bon, de suite ca pose l’ambiance du département quoi…
Annejuliette, vous êtes über-furtive!
En ce qui me concerne c’est plutôt A, donc j’suis content. Disons qu’il y a des boulets, mais en telle minorité qu’ils sont grillés par tout le monde et que personne n’a d’objection ? ce que je les envoie promener passé un certain seuil de promiscuité!
Merci Ben pour une fois que j’étais réveillée ;o)
Moi zaussi j’ai une majorité de A, même les grandes bouches ont s’aperçoit qu’il y a un petit coeur derrière et qu’il y a souvent des raisons ? leur énervement perpétuel.
@Impératice : comme j’habite ? quelques milliers de stations de métro (quand on les aura construites … et c’est pas pour le prochain quart d’heure) de votre probable travaillement, la théorie de l’art divinatoire avec longue vue périscopique est largement plus certaine.
Je n’en ai que plus de respect pour Votre Majesté.
Dans mon ancien traivaillement, j’avais du A et beaucoup de C. Je ne regrette pas. D’autant plus que la vraie A s’en va chercher bonheur dans le Loiret (Dieu ssait où ça se trouve)
bin l? j’ai plein de collègues A ….. mais pour autant j’aime les wacances
et je vous envoie des birnus ? tous
???
El Amor, je vais être honnête, je vois une tête de hamster en vue plongeante, un triangle pubien et une clochette inversée. Qu’est-ce que vous pouvez bien essayer de me dire ?
El Amor serait-il fétichiste ?
En fait j’ai pas fait exprès, j’ai trouvé ça joulie mais vous avez trouvé un sens tout particulier que je valide car de toute façon ce que je voulais dire est déj? dans mon nom. AB.
Euh AB comme dans Anatole Boussinet ?
Ou Alphonse Braillard ?
ou… attendez je cherche.
Aymeric Bilalong-Delachausse ?
Euh en fait, c’était plutôt A Bientôt mais je kiffe la PJ.
D’ailleurs quand je l’ai écrit je pensais aussi ? "Ale Bisou" mais j’aime bien les DS (CV ma chère).
Vous kiffez la pièce jointe. Vous êtes encore plus secoué du bocal que je le pensais, cher, chapeau.
Alors mon petit je kiffe la private joke, j’aime bien les Double Sens ou Déesse (CQFD et comme vous ma chère). C’est vous qui êtes atteinte de déformation professionnelle dans un contexte semi-amoureux.